2 jours avec Maxime Baticle

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Hey ! Le travail à pieds est une discipline qui se développe grandement dans notre monde équestre. Et je trouve ça très positif pour notre sport. Car oui, l’équitation éthologique, n’est pas réservé qu’aux « Hippies Vegans » du monde du cheval ! Tout le monde peut se lancer et même les « sportifs » comme nous ! 

Si tu suis mes aventures sur Instagram, tu as  pu constater que Patate volante et moi-même avons assisté à un stage d’équitation éthologique avec Maxime Baticle (juste avant le second confinement on a eu chaud !!! )

Depuis ma fracture du poignet, j’ai décidé de voir les choses différemment dans mon couple « équestre » et j’avais envie d’approfondir notre relation, qu’il me comprenne, que je le comprenne que tout soit limpide. 

Qui est Maxime Baticle ?

Maxime est le bras droit d’Andy Booth (dois-je également te présenter le propriétaire de Stormy ???) . Formateur depuis 6 ans. Il a pourtant suivit le parcours « classique » du cavalier, c’est à  12 ans qu’il rencontre pour la première foisle maitre Andy Booth, vers qui il est revenu après son master en psychologie et son BPJEPS en poche  pour devenir à son tour Horseman Science.

Ainsi donc, Maxime transmet son savoir et le partage avec beaucoup de simplicité et de pédagogie. Si jamais tu n’as pas eu l’occasion de regarder sa prestation au jumping de Bordeaux avec sa jument Tabatha, je te conseille vivement d’aller voir. Si tu penses que l’équitation éthologique n’est pas compatible avec l’équitation sportive, je t’invite à découvrir qui est Maxime car il est le parfait exemple que le sport et l’équitation éthologique vont de paire.

Qu’est ce qui m’a motivée ?

Ca fait un petit bout de temps déjà que je « touche » au travail à pieds. Déjà grâce à la méthode 2C2A qui a mis le doigt sur quelque-chose qui me plait bien, ensuite j’ai continué de travailler mon cheval à pieds, en liberté, pour vivre » autre chose » avec lui.  Mais j’avoue ne pas avoir consacré beaucoup de temps à l’approfondissement de tout ça. Même si ça m’intéressait beaucoup. C’est là que j’ai vu l’annonce pour un stage avec Maxime à moins de 2 heures de la maison. 

Quand j’ai parlé de ce stage à mon amie Alicia elle m’a de suite dit : vas-y fonce !!! Et au final on est partie toutes les deux.

Pour la petite anecdote : le jour où j’ai réservé le stage de Maxime, c’était 2h avant de m’exploser le poignet en mille morceaux. Un coup du sort ? Peut-être, ben que oui peut être ben que non. Ce stage est devenu mon objectif de rééducation. 

Profitant de mon arrêt « sportif » j’ai confié Tinka’s à Alicia, qui commence à toucher sa bille en la matière. Elle a même sorti Tinka’s au pied levé dans un concours Equifeel ! Ils s’en sont tirés avec brio ! 

Finalement, j’ai continué de travailler Tinka’s avec Alicia, j’ai commencé à sentir cette « énergie » que l’on arrive à communiquer à mon cheval. Mon défaut ? Je veux aller trop vite, et j’ai tendance à griller les étapes. Ainsi donc j’ai vite fini en cordelette avec Patate, mais j’étais encore loin de la finesse (surtout lui ).

 

Une vision qui me fait évoluer

C’est vrai que ma vision des choses ne cesse d’évoluer. Et je trouve que cette nouvelle vision n’est pas incompatible avec mon goût du sport et de la compétition. Bien au contraire, je trouve que ça complète bien tout ce que l’on a déjà appris en « équitation classique ». Et comme j’adore apprendre je suis comblée

Le stage avait lieu dans l’Yonne au centre équestre de la Charbonnière où nos chevaux ont été accueillis comme des rois. L’ambiance y est très agréable, les gérants très accueillants et je peux t’assurer que ça a son importance ! 

Le stage a duré 2 jours. Nous étions 9 cavaliers. Nous avons donc fait 2 groupes. Les journées se sont décomposées de la manière suivante : 

  • le samedi matin présentation et topo théorique
  •  puis mise en pratique à pieds avec les chevaux, 
  • l’après midi session à cheval. 
  • Rebelote le lendemain à pieds le matin 
  • puis à cheval pour approfondir tout ça… à l’obstacle !

Je ne vais pas te détailler le stage, car la meilleure des choses serait de le vivre, c’est une expérience unique. J’ai appris de nombreuses choses que je trouvais importantes de te partager ici.

 

L’équitation Ethologique

On ne parle pas d’Ethologie (qui signifie : l’étude du comportement animal, et donc de TOUS les animaux) mais plutôt d’équitation Ethologique. Et ce n’est pas une discipline à part des autres. Pour moi, elle vient vraiment compléter les discipline olympique. Elle est même devenue indispensable, pour comprendre mon cheval mais aussi lui apprendre à me comprendre. Lorsque le cheval comprend où on veut en venir, lorsqu’il parvient à lire notre langage corporel les choses sont plus simples pour lui, plus confortables, plus rassurantes. Il devient donc acteur, il s’investit. C’est là tout ce que je cherche dans ma relation avec Tinka’s.

Comment réfléchit le cheval ?

Je ne t’apprends pas que le cheval est un animal de proie. Et pour apprendre à le comprendre il faut comprendre comment il réfléchi. La chose que le cheval fait continuellement à l’état sauvage (et même à l’état domestique ! ) c’est chasser des mouches ! Le cheval dépense son énergie à se débarrasser de ce qui l’embête, le lion qui lui court après , la mouche qui l’agace, ou le cavalier pas très doué 🤪

Maxime nous a expliqué comment le cheval « apprend » et « comprend » avec les notions de sensibilisation : sensibiliser pour avoir une réponse donnée, et désensibiliser : habituer à une contrainte pour ne pas avoir de « réaction » du cheval.  Et c’est là qu’on se rends compte que parfois on fait des erreurs, en renforçant un comportement qu’on voudrait abolir. Par exemple en réagissant face au cheval qui tape dans sa porte : on lui apporte une réponse, que cela soit pour lui donner une carotte ou une tape sur le nez, il a attiré notre attention, pour lui c’est gagné, alors que le mieux serait de ne pas lui prêter attention, car en voyant la non-réponse il comprend que son effort est vain. (je sais c’est difficile de ne pas craquer ! ).

 

tangara

Les 10 fondamentaux.

Au sol nous avons revus les 10 fondamentaux. Ces 10 fondamentaux font office de boîte à outils qui va nous permettre d’avancer dans notre travail. Ca ne te rappelle rien ? Moi ça a tout de suite fait tilt avec la méthode 2C2A ! Les grands esprits se rencontrent !

Savoir mobiliser les pieds du cheval, c’est notre seule façon d’avoir le leadership sur lui. 

On a fait plusieurs exercices à pieds.

D’abord mobiliser les hanches, maitriser le reculer, avoir de la légèreté au licol (gros point noir de ma Patate !).

Tout est une histoire de confort/inconfort. Et oui, on retrouve ce principe là chez 2C2A. C’est aussi pour ça que j’ai vraiment bien accroché. Il faut laisser le cheval faire l’erreur pour pouvoir le corriger. Tinka’s par exemple avait du mal à s’envoyer sur le cercle. Maxime lui a expliqué en 3 tours de mouvements ; tant qu’il ne se mettrait pas en place il était dans l’inconfort. Et pas de soucis avec mon gros que je prenais avec des pincettes parce que dès qu’on lui met une once de pression monsieur explose.  Mais au final, il croit avoir gagné en me donnant la bonne réponse avant même que j’eu le temps de lever le stick genre : » Hey t’a vu j’ai été plus rapide que toi ton stick peut pas me toucher » . J’adore cette psychologie. L’homme croit mener le cheval et le cheval croit mener l’homme ! 

 

En selle Ginette.

Après la première matinée et un bon repas convivial, il était temps de seller nos chevaux. 

Seller mais pas de suite monter. On vérifie d’abord à pieds les fondamentaux, et surtout les 3 C

  • Confiance, 
  • Cadence, 
  • Connexion.

 Une fois à cheval on fait de même : à l’arrêt on vérifie les flexions, on déplace les hanches, les épaules.

La ligne conductrice répondra à ces 3 mots : 

  • flexions 
  •  impulsion 
  • direction

Ensuite Maxime nous a fait travailler en musique. Ca m’a redonné le goût de travailler en musique avec mon cheval, il se cadence tellement bien avec la musique (surtout sur du Reggae !! ) on a fait des déplacements continus sur les épaules et les hanches : on dessine un demi cercle et faisant déplacer les hanches du cheval puis on finit le cercle en déplaçant les épaules. 

Pour se passer du licol, il faut s’en servir ! 

Maxime a bien insisté sur ce fait, tu veux monter en cordelette, te passer du licol? Et bien il va falloir user la corde pour pouvoir t’en passer ! Et oui, c’est comme la mouche qui embête le cheval. Si la rêne du licol n’embête pas le cheval en lui disant « suis-moi » Il n’apprendra pas à écouter les demandes du bassins et du corps du cavalier (plus confortables pour lui que le licol). Ainsi le cheval apprend à mieux écouter l’assiette, le corps du cavalier qui agissent avant la rêne. On travaille la finesse de la demande. Si la demande n’est pas assez rapide, on recule pour corriger pour pousser au cheval à réagir plus vite et mieux. C’est une longue négociation, mais ça fait son petit chemin. 

Tinka’s s’est drôlement pris au jeu. Bon il m’a quand même pris la main quand on était tous en train de galoper! C’est là que tu vois ça a des travers de travailler seul dans la carrière .Au milieu des autres chevaux, M Patate s’est cru sur un champs de course ! Ca m’a permis de lui apprendre la rêne d’arrêt d’urgence ! 

Bref au terme du premier jour, nous étions rincés. Mais très enrichis !

Le temps de l’approfondissement

Le second jour fut un approfondissement du premier: durant le travail à pieds on a passé plusieurs embuches, on a appris à mener le cheval, jusqu’à même les avoir tous en liberté dans le manège.  C’était vraiment sympa car on touche du doigt la connexion

L’après-midi était consacré à cheval, avec une petite séance d’obstacle. Il fallait contrôler son cheval à l’abord, et à la réception, au maximum avec son corps et son bassin. Et ce n’est pas un exercice facile. Il souligne la finesse du dressage.

On finit la séance par sauter en cordelette en gardant un cheval constant et cadencé. 

Mon ressenti durant ce week end.

Franchement, lors de la première séance du Samedi matin, je sentais bien que j’avais quelques « trous » à combler dans mon apprentissage. Je n’avais pas le « jargon » propre à cette pratique, et mon esprit n’était pas encore prêt à recevoir autant d’informations d’un coup. Tinka’s non plus ! Mais ca nous a piqué au vif tous les 2. Et le lendemain nous étions transformés. Vraiment on a mis du sens à tout ça, et tout paraissait plus fluide. Le fait que le stage soit sur 2 jours nous a permis de vraiment progresser. De mettre en application les apprentissages du premier jour. 

Alors oui il y a encore du travail, mais j’aime avoir de nouveaux objectifs. De me dire qu’on est en train d’apprendre une nouvelle équitation. 

Monter en cordelette c’est satisfaisant, mais j’ai compris que ça n’avait de sens que lorsque les vraies bases sont acquises, d’abord à pieds, puis en licol pour finir en cordelette. Même si j’ai un gentil cheval et que comme beaucoup je m’y suis essayée en « autodidacte », le travail qui précède la cordelette est indispensable.  

De nouveaux objectifs pour nous 

J’ai beaucoup apprécié ce stage. C’est vraiment la voie que j’ai envie d’explorer avec Tinka’s, c’est comme un redébourrage, comme si je réapprenais à monter, mais c’est tellement passionnant ! Et notre relation avec mon gros évolue. D’autant plus que dans quelques semaines je repasse sur le billard pour mon poignet, et je serai encore à pieds pour un temps « certains ». Raison de plus pour approfondir le travail à pieds cet hiver, et revenir une nouvelle fois grandis au printemps.

Tinka’s évolue également : quand monsieur voit des fantômes, il ne me prends plus la main en me faisant faire drapeau. Il serre les fesses certes, mais reste respectueux. Sur ce point j’ai vu de grosses évolutions en peu de temps. Lui qui a tellement conscience de sa force. Lui qui peut tout péter en un souffle. Il suffit que mon comportement soit adapté à la situation. J’ai remarqué que plus je restais calme plus il était confiant lui aussi. Si je commence à sentir sa connerie et me dire et meeeeeeerd…. : je n’ai pas le temps de finir le mot qu’il m’a échappée ! Je deviens sa référence, son leadership.

Et même si on est loin de faire de la haute école en cordelette., ou encore d’enchainer un parcours digne de ce nom. Comme dit Maxime : se contenter d’une BONNNE crèpe plutôt que d’une pièce montée c’est pas mal aussi. Car cette crèpe elle est peut être faille à faire,  mais « putain qu’est ce qu’elle est BONNE ! »  (oui oui Maxime a vraiment dit ça !) Cette philosophie me parle bien (surtout quand ça fait des métaphores de nourriture) .

Désormais ,nous allons travailler, continuer de nous former et nous reviendrons voir Maxime et toute l’équipe de la Charbonnière qui a été très accueillante ! 

Et toi tu serais tenté par un stage ? Tu en as déjà fait un (avec Maxime ou un autre ) ? 

Franchement je ne regrette pas d’avoir passé ces 2 jours de stage ! Je ne peux que te conseiller de foncer dans un stage avec Maxime, que cela soit 1, 2 ou 4 jours c’est toujours très enrichissant. Maxime est une belle personne, qui a beaucoup d’humour avec qui le feeling passe très bien ! 

En attendant de pouvoir suivre un stage avec Maxime, tu peux le suivre sur ses réseaux Facebook et Instagram sur lesquels il est très réactif. 

Un grand merci à la Team de la Charbonnière pour le super accueil et les superbes photos qui illustrent parfaitement cet article. 

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