J’ai testé la sangle connectée by Seaver

Hey les fleurs arrivent et tu as passé tous l’hiver à gratter Pompon des près. Mais as-tu suivi de près son état de forme ? Tu sais combien je me passionne pour les start-up dans le milieu du cheval et plus particulièrement pour celles qui sont penchées « technologies ». Après avoir testé la Ijump l’an dernier, j’ai cette fois-ci jeté mon dévolu sur la sangle connectée Seaver.

Pour me faire un véritable avis sur son capteur, Seaver m’a laissé tester dans toutes les conditions pendant 3 bons mois. De quoi me faire un véritable avis et pas juste vite fait hein… ( ce serait mal me connaître que je teste les choses à la légère !)

Descriptif du capteur

Le capteur est disponible soit en sangle déjà équipée soit en protège sangle qui se rajoute sur la sangle. J’ai pour ma part bénéficié du protège sangle je vais donc m’attarder sur celui-ci.

Le dispositif est en deux parties : il y a une électrode déportée en plus de la sangle qui se branche sur la sangle. Pas de boutons pas de voyant sur la sangle, sur le coup on est un peu sceptique de savoir si ça ne va pas buguer ! Mais aucun soucis de détection connexion tout est hyper fluide !

Le système de fixation est ma foi assez simple : je n’ai pas eu de mal à la fixer que cela soit sur ma bavette ou sur ma sangle simple.

L’application

L’application en elle-même est plutôt fluide, intuitive… bon j’avais juste omis de renseigner mon poids (parce qu’en vérité je ne le connais pas 😝) et du coup les calories consommées ne s’affichent pas ! Petit soucis vite réglé grâce à l’équipe Seaver qui fut bien réactive à mes petites interrogations.

 

Mon crash test 

Alors 3 mois pour tester le capteur ça permet de se faire un bon avis. Avec des bonnes choses comme certains petits points « à améliorer » 🙂 

L’application

Je trouve que la synthèse donnée par l’application est très claire, facile à comprendre. On voit la symétrie de son cheval, le code couleur VERT JAUNE ROUGE apparait et c’est directement lisible (mon côté prof qui ressort !!). L’application est vraiment très facile d’utilisation, on ne met pas trop de temps à lancer la séance ni à l’arrêter. Tout ça c’est top ! 

Le cardio 

J’aime beaucoup voir la proportion de temps pendant laquelle mon cheval a été « plus à l’effort » en fonction de son rythme cardiaque, comment il récupère également en fin de séance (ça c’est mes restes de cavalière d’endurance…) je le marchais jusqu’à ce qu’il retrouve un cardio stable. Idéal également pour gérer les trottings, et les temps de récupération également. 

La symétrie du cheval

On peut analyser si le cheval était dans une bonne ou une moins bonne symétrie. Selon 3 niveau de couleurs (vert jaune rouge).  le petit bémol mais je pense que c’est difficile de faire autrement : la symétrie n’est évaluée qu’en ligne droite.  

On peut également analyser le temps passé à chaque allure et à chaque main, afin de s’assurer qu’on travaille de manière équilibrée sur deux pistes, ou qu’au contraire on appuie plus un travail sur une main particulièrement plus complexe. 

La cadence,  régluarité  et le rebond

C’est je crois la donnée que j’analysais avec le plus de finesse. C’est vraiment mon objectif principal, avoir une meilleure cadence une meilleure régularité et un rebond qui s’améliore.

La vitesse était très interessante à analyser à l’obstacle pour voir si on rentre dans le classique 350 m/min.

Le nombre de km parcourus 

Ca c’est le côté fun, car dans une carrière difficile de savoir combien on a fait de distance. C’est une donnée intéressante en somme. Idéal à utiliser également pour les trottings ! 

A l’obstacle aussi

L’analyse des sauts est particulièrement intéressante : notamment la partie ou l’on voit si le cheval se décale, si il vient en foulée croissante ou décroissante. C’est très complet sur ce point. On voit la hauteur des sauts et la puissance à l’abord et à la réception. Des paramètre auxquels je ne songeais pas auparavant.

Quelques bugs restent présents : des sauts sont détectés alors que je n’en ai pas fait un seul (et pas un seul coup de cul à déclarer…) à voir d’où ça peut provenir.

 

L’électrode déportée

Mais le truc qui m’a le plus agacé : l’électrode déportée : le câble est trop long à mon gout et venait toujours se coincer dans ma boots, mon éperon je trouve ça « limite ». Enfin ça ne me plait pas. Déplus en fonction des tapis utilisés il m’est arrivé que l’électrode glisse et tombe en pleine séance.

Ce qui m’a résolu à ne pas l’utiliser en concours de peur que cela me perturbe trop. Après je pense que c’est une histoire de placement. Mais cette électrode déportée est « facultative » sur le fonctionnement du capteur. Etant donné qu’il y en a une aussi sur la sangle en elle même. 

Seaver

Les + : 

  • Les données sont complètes faciles à analyser
  • La présence d’un cardio qui apportent un complément d’information sur l’état de santé de notre cheval
  • Rapidité de lancement de l’application et de téléchargement de séance sur l’application.
  • Application facile d’utilisation
  • La fixation du capteur la sangle est fiable
  • Le capteur est solide, je ne l’ai pas épargné, et il tient bien, sous la pluie le sable la boue et j’en passe. Il en a vu des vertes et des pas mures.
  • La possibilité de se passer de l’électrode déportée.
  • Les analyses des sauts sont très intéressantes et précises.

Les –

  • le mode de chargement : un chargeur à induction c’est top, ça évite les prises sur le capteur mais clairement j’ai bien (trop souvent) galéré à le charger (parfois même il se déconnectait tout seul) 
  • L’autonomie de la sangle est pour moi un peu faible, elle se décharge même sans être utilisée…
  • L’électrode déportée est pour moi un gros point noir. Pas pratique, vraiment pourquoi ne pas penser à un tapis connecté à la sangle ? En diminuant voire faisant disparaître le fil… D’autre part elle marquait mon cheval… je ne suis pas sûr qu’il ait kiffé d’avoir l’électrode sous la selle…
  • Pas de graphique dans l’application qui permette de comparer l’évolution sur un même cheval (ou entre plusieurs chevaux) je pense que ça ferait un gros plus ! 

Le tarif de ce capteur

Comme toute technologie qui se respecte elle a un coût. Le bon côté de cet article c’est que je te propose un petit code promo qui devrait te ravir (et surtout qu’ils font des petits bons plans forts sympathiques !) Le protège sangle est à 329 euros ou 89 euros puis 20 euros par mois pendant 12 mois. Ce qui est relativement correct au vu de la recherche développement que cela à impliqué. Tu peux également te tourner vers des modèles de sangles déjà équipée (ce vers quoi je pencherai si je devais faire mon choix, n’ayant qu’un seul cheval).

Grâce à cet article tu peux bénéficier d’un code promo : horsyklop20 avec lequel tu bénéficiera d’une remise de 20% valable jusqu’au 31 Mai 2019 sur leur siteAlors si tu hésites encore c’est l’occasion de sauter le pas !

En bref,

J’ai plutôt aimé me servir de cette sangle. Je me suis prise au jeu des stats à la fin de chaque séance et regarder les progressions. Je pense que ça manque d’un graphique synthétique sur le temps pour voir l’évolution des paramètres. Je faisais ça « manuellement » en me faisant un petit graphique sur papier. On voit ainsi que la cadence s’améliorait, le rebond également. Ca m’a permis d’avoir un nouveau regard sur ma façon de travailler. Mais également de suivre l’état de forme de mon cheval, son cardio était plus haut quand il était fatigué, les lendemains de concours par exemple.

Il y a les « pros technologies » et les ‘conservateurs » dans le monde du cheval. Personnellement je ne suis pas plus pour l’un que pour l’autre. J’apprécie que des Start-up se remuent la cervelle pour apporter des éléments de réponse aux cavaliers. Je pense que cette sangle peut aider les cavaliers qui ont besoin de doser leur travail avec leur cheval de voir l’impact d’une séance, ou d’un enchainement.

 

A propos Clémence

Clémence est la rédactrice d'Horsyklop. Cavalière depuis sa plus tendre enfance, elle enchaîne les maladresses équestres (dont la plus risquée fut une coupure à la tondeuse ! ). Elle vous confie ici certaines de ses aventures; mais aussi des tests de différents produits. Elle prône pour le 100% Naturel, et adore le MADE IN FRANCE (oui nous avons un beau pays ! )

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