2C2A Episode 4 : les déplacements latéraux

Hey ! On se retrouve une nouvelle fois pour te raconter mon évolution dans le concept 2C2A

Lors du cours précédent nous avions approfondi avec Julie le travail en extension d’encolure, pour que ma grosse patate apprenne à bien suivre ma main, à faire confiance en ma main et donc ne plus aller contre.

Le rituel du travail en longe.

On reprend le travail en longe pour continuer notre apprentissage. Julie m’explique que je dois commencer sur un petit cercle, puis progressivement élargir quand je sens que la Patate ne me tire pas vers l’extérieur du cercle mais que justement il suit ma main.

Ma main indique le chemin, si la patate ne réagit pas j’actionne un stimuli (voix ou stick) jusqu’à obtention de l’action désirée : un cheval qui se propulse en étant tendu dans son dos.

Le fait d’être proche me permet d’être plus efficace. C’est ma posture qui doit le faire céder, on installe un langage corporel. Je plie mon bras, je le déplie quand j’ai obtenu ce que j’ai demandé : c’est la mise en place du rapport main-bouche.

Je dois demander à mon cheval de donner TOUTE sa force, pas seulement la moitié ! Je ne céderai que lorsque que la patate nonchalante qu’il est, me donne 100% de sa force. Parce que c’est là qu’il bosse vraiment, c’est là qu’il se renforce. Quand on les laisse dans leur confort, on ne va jamais chercher l’amplitude qui les révèle, leur donne toute la puissance. 

C’est plus contraignant parce qu’on lui demande d’aller pousser, mais c’est aussi comme ça que mon cheval gagne en force.

Il arrive que la patate tombe dans le trot en s’écroulant sur l’avant-main. Je le repasse au pas pour lui expliquer que c’est dans le pas que je veux qu’il pousse. Progressivement Tinka’s pousse plus fort et donne mieux son dos.

Amener le cheval dans l’autonomie.

Il y a une phase d’effort, récompensée par une phase de relâchement, ce qui favorise l’autonomie. Ainsi donc le cheval va anticiper «  Ok quand elle agit il faut que je pousse » : le dialogue se crée.

Jusque là Tinka’s se reposait sur moi, je le contenais trop sans le laisser s’exprimer de façon autonome. Là je lui demande de réfléchir, il me donne je le laisse faire, il sil ne fait plus ce que j’ai demandé je reprends. Ainsi de suite en répétant cette démarche. Tinka’s voit donc plus clairement où je veux en venir, il va vers l’autonomie. Si mon cheval continue, cela veut dire quel e dos est en train de venir. On regarde combien de temps il met à réagir à mon action, si il met trop de temps c’est que la connexion n’est pas claire.

A chaque fois que j’interviens sur mon cheval, c’est pour avoir un impact positif, grandissant sur la locomotion. Et donc à terme un impact sur l’amplitude.

 

En Selle Marcel ! 

Une fois le travail en longe « mis à jour » on passe au travail monté. On approfondit l’extension d’encolure. Le cheval doit pousser en suivant mes mains. Les codes montés sont volontairement toujours les mêmes qu’en longe, ce qui permet au travail en longe d’installer les bases de la méthode pour l’exécuter en selle.

 

On continue de peigner les rênes, ce qui permet de ne pas rompre le contact, lorsque la grosse patate lève la tête j’interviens sur les 2 rênes en agissant avec mes jambes. 

Je reprends le premier outils de la méthode : le cercle. Mon buste doit suivre mes mains et le cheval doit suivre réciproquement mes mains. Au début je me retrouve confrontée au même problème qu’en longe, Tinka’s ne suit pas, il va contre, je dois donc lui dire de suivre mes mains. 

Pour ce faire j’exécute un cercle très petit, le petit cercle à l’avantage de poser la question à mon cheval : pour qu’il rentre parfaitement sur le tracé du cercle il faut qu’il vousse son dos vers le haut. J’agis donc avec ma jambe intérieure pour appeler le postérieur gauche tout en agissant avec mes mains sur le côté. A moi de me tenir également dans mon dos pour ne pas rompre son équilibre. Tant qu’il ne suit pas mes mains je le « harcèle » avec mes jambes pour lui faire comprendre que j’irai au bout de mon idée. C’est à lui de céder.

 

Les premiers déplacements latéraux : la cession à la jambe

Une fois l’extension validée sur le cercle on passe aux déplacements latéraux. Ce sont mes jambes qui le déplacent. Mes mains restent devant moi et peignent les rênes pour ainsi conserver l’extension. 

Le travail en extension permet de ne pas bloquer mon cheval dans sa locomotion puisque mes mains lui demandent d’aller vers l’avant. La cession mobilise le cheval différemment, ça lui fait prendre petit à petit de l’équilibre tel le fait travailler dans sa zone du garrot. J’ai un cheval qui va trop sur le côté : il s’échappe, il perd de la poussé à moi de corriger à en l’amenant à mieux suivre mes mains.

 

 

Le latéral ne doit pas empiéter sur la locomotion.  

On fait de même au trot :  dans un premier temps il faut avoir un trot stable sur le grand cercle. Pour cela on peignait pour obtenir le dos, c’est à dire la lenteur de la cadence. Celle-ci va lui permettre de se mettre en équilibre et de prendre son temps, et ainsi obtenir une meilleure amplitude.

Ne pas confondre poussée et vitesse : il faut donc veiller à ce que le cheval n’accélère pas. Si c’est trop compliqué pour le cheval on repasse sur le premier outil de la méthode : la volte. La volte permet de la pas annuler la poussée lorsque le cheval accélère. Ce qui évite d’être en contradiction perpétuelle: le cheval court du coup on met la main, alors que non la main doit l’amener vers l’avant.

Je vais le guider dans un cercle pour qu’il comprenne de lui même comment mieux pousser. C’est là qu’on  voit qu’il n’y a pas que Tinka’s qui est dissymétrique ! J’utilise toujours trop fort ma rêne intérieure, alors que pour agir sur les épaules il me faut user des 2 rênes en même temps. Il faut donc toujours garder à l’esprit que comme la longe en Colbert, mes mains indiquent le chemin à suivre.

Mon cheval plie son encolure mais ne s’incurve pas , au fur et à mesure qu’il va dans le sens que je lui indique  je récompense, dès que j’ai un petit peu, puis je demande un peu plus et ainsi de suite.

Le dialoge est ouvert, mon cheval ne va pas contre ma main. Il ne court plus, sur cette cadence lente il va pouvoir utiliser la monté du garrot pour se rééquilibrer.

On répète les mêmes gammes au galop. Bien sûr, à ce stade nous n’en sommes qu’au prémices, je dois progressivement amener mon cheval à prendre plus son temps dans le galop pour qu’il parvienne à mieux pousser de tout son corps.

En bref,

 Ce fut une séance encore riche en apprentissage.

Tinka’s et moi avons réellement mis un sens au travail en extension. C’est devenu notre routine de détente en selle car elle permet à ma grosse patate de libérer la poussée nécessaire dans son dos. Progressivement il devient perméable, malléable. Ce n’est plus la péniche qu’il était autrefois. L’extension d’encolure établit un véritable dialogue entre le cavalier et sa monture. Le cheval comprend qu’en suivant la main il se sent mieux dans sa locomotion. Et donc il a tout intérêt à la suivre plutôt qu’aller contre.

En fin de séance nous avons approfondit le travail à niveau de la même façon que dans les déplacements latéraux, mais je vais garder un peu de suspens pour le prochaine épisode !

 

A propos Clémence

Clémence est la rédactrice d'Horsyklop. Cavalière depuis sa plus tendre enfance, elle enchaîne les maladresses équestres (dont la plus risquée fut une coupure à la tondeuse ! ). Elle vous confie ici certaines de ses aventures; mais aussi des tests de différents produits. Elle prône pour le 100% Naturel, et adore le MADE IN FRANCE (oui nous avons un beau pays ! )

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