[Le jour où ] mon chéri se lance dans l’achat d’un cheval

Oui oui je sais je n’ai pas osé te parler de ce SCOOP en temps voulu. A vrai dire j’ai préféré jouer l’égoïste et le garder pour moi ! Maintenant que je l’ai bien savouré, je vais te raconter comment mon bien aimé s’est décidé à investir dans un cheval, un vrai de vrai (pas un cheval de bois en somme ! ). Voici donc comment cette idée d’achat a germé chez mon bien aimé !

Avoir un chéri cavalier mais pas que !

J’avoue, j’ai cette infime chance de partager ma vie (pour le meilleur et pour le pire depuis peu…) avec un homme qui non seulement AIME les chevaux, mais monte aussi à cheval ! Oui mais vois tu, je ne suis pas de celles qui rêvent de faire sa vie avec un Kevin Staut ou un Simon Delestre. Bien que leur écurie et cavalerie peuvent me faire rêver, partager leur vie doit être quelque peu compliquée à apprécier au quotidien. 

Non j’ai choisi un homme normal, qui a un travail qui l’accapare quelque peu,( non, il n’est pas rentier…) mais qui est tout autant que moi accroc aux sports ainsi qu’aux belles aventures.  Mon Jules n’est pas un grand cavalier de CSO, mais plutôt un baroudeur de la vallée du petit Morin !

Il adore la randonnée, et grâce à son paternel, il a été conquis durant sa jeunesse par les chevauchées fantastiques dans les prairies. C’est ainsi que Guillaume, a investi il y a de ça bientôt 2 ans dans une sublime selle Gaston Mercier, pour profiter des dernières longues randonnées sur le dos de son complice d’enfance : Jupiter.
Mais voilà, Jupiter, le doyen de la famille, vient de souffler sa 20ème bougie, l’arthrose l’envahi, il devient inconfortable, on a des scrupules à le monter. Guillaume a donc décidé de laisser Jupiter profiter d’une belle retraite. Je l’ai donc laissé retourné à son VTT chéri et moi je continuais mon bonhomme de chemin avec mon gros Tinka’s.

Le jour où tout à basculé

L’hiver passa, et chéri-chou en avait marre d’être piéton… Surtout depuis notre randonnée dans les Vosges… Il voulait s’acheter un cheval.
Alors je ne te cache pas que quand il m’a sorti cette phrase (j’étais assise), je lui ai fait répété au moins 4 fois ! Et je pris mon air de prof relou : « Mais tu es sûr ? Tu as bien conscience de la responsabilité que c’est d’avoir un cheval ? C’est pas comme un vélo hein ? » Bref, sans forcer j’avais réussi à convertir mon amoureux au cheval au point qu’il désirait devenir PRO-PRI-ETAIRE (je ne l’aurai jamais parié !). Le voilà qu’il vend son vélo de route pour acheter un cheval !

 La recherche du cheval pour mon Roméo

En digne cavalier de randonné il lui fallait un cheval de balade, le cheval passe partout mais pas trop mou assez sport en somme. Oui si c’était si simple de trouver un Pompon dans les prés… mais c’est qu’il est exigeant le chéri : pas de gris pas de pie, pas d’oreille tordu et j’en passe ! Chéri choisi un cheval comme son vélo : il faut qu’il soit beau (coloris), bien monté (musclé), et j’en passe …

Le cheval idéal ?

Voilà qu’on se penche sur les recherches de chevaux. J’avoue qu’au début j’étais tellement sous le coup de l’annonce, que je ne me suis pas mise à la recherche du cheval moi-même. J’ai laissé Guillaume s’y prendre comme un grand, aussi pour mieux cerner son souhait et confirmer qu’il était vraiment décidé.

En somme, il voulait un Tinka’s II . Mais bon je lui  ai certifié qu’une patate comme lui il n’y en a pas 2 ! On a essayé de regarder du côté des Franche Montagne, pour en connaître un 4 ans super sympa, mais vraiment Guillaume avait du mal avec la petite taille du bestiaux.

 

Puis on est tombé sur une annonce d’un superbe lusitanien de 7 ans. Joli modèle, besoin de prendre du muscle car pas trop bossé. 1m65 tout colle. J’appelle pour en savoir davantage et là j’apprends ; il est entier. Ha oui ok… Bon nos chevaux étant dans une écurie accueillant un poney club, je voyais déjà la difficulté se profiler. Bref on va voir la bête ça ne coûte rien, c’est juste à côté.

L’essai d’un cheval fascinant ?

A l’essai, Guillaume est conquis. Le cheval pourtant entier est étonnamment calme, très chanteur mais calme. Guillaume s’en sort comme un chef sur ce petit cheval Portugais. On négocie de le prendre à l’essai quelques jours. Car c’est un entier, je veux le voir dans notre environnement c’est primordial.  Et on a bien fait ! Il était excité comme une puce ! Gérable, mais impressionnant. A monter c’était toujours une crème pas fougueux, chanteur mais ce n’était « que de la gueule ». Bref on appelle le véto pour faire la visite d’achat, et on commence à se renseigner sur la castration, car le métier d’étalonnier ça ne s’improvise pas ! 

Comme un grain de sable dans l’engrenage

J’ai connu mieux niveau visite Vétérinaire, le cheval était complètement intenable. Obligée de sortir le caveçon, impossible de faire le test de la planche, on finit par le sédater pour les clichés radios. Et à la première radio : un fragment osseux se révèle sur le boulet. Le couperet tombe ce cheval ne fera pas parti de la famille. On était prêts à assumer la castration, mais assumer le risque qu’il soit boiteux, bourré d’arthrose dans quelques années, non merci. Le cheval rentrera chez lui.

Cette visite nous a bien refroidi. On avait un bon feeling avec ce cheval, mais d’un autre côté ça me soulageait un peu, car castrer un cheval de 7 ans c’était aussi une grosse prise de risque. D’autant plus que de gérer un entier dans une écurie pleine de gamins et de juments c’était une source d’angoisse éternelle (je me voyais déjà changer des kilomètres de clôtures chaque semaine).

Bref on continue gentiment nos recherches…et on revoit notre position.

Initialement, on cherchait : un cheval/jument de randonnée, jeune, sympa, passe partout bref le parfait petit cheval. Mais après une longue conversation, nous avons déterminé que la personne qui s’occuperait en semaine du poney nouveau ce serait moi. Le métier de Guillaume ne lui permet pas d’être hyper présent.

Donc quitte à payer une deuxième pension, autant qu’elle serve ! Et quitte à bosser un cheval autant prendre un jeune à finir de former qui fera une bonne « relève concours » de Tinka’s quand l’heure de sa retraite sportive sera venue. C’est ainsi qu’on a choisi de prendre un « deuxième cheval pour Clémence ». Tinka’s serait ainsi dédié le Week end à Guillaume pour les grandes aventures de balade. Ca tombe bien ces deux là s’entendent comme des chefs !

Donc on a affiné les critères d’achat

Le cheval de balade idéal ?

Ainsi j’ai déposé une annonce pour trouver un petit frère ou petite soeur à Tinka’s : jeune cheval/jument entre 5 et 7 ans, pour de la compétition amateur, franc,

Je n’ai pas eu a chercher longtemps, après avoir mis une annonce de recherche sur les différents groupes Facebook, on est venu me proposer une pelle de chevaux ! C’est plus simple de trouver un cheval de sport qu’un cheval bien dans sa tête pour la balade (un comble quand même !). Je suis allée en essayer un, un petit alezan de 6 ans compact. Mais tellement respectueux de la barre qu’il était planté dans les combinaisons. Bref il m’a mis au tas 2 fois, l’alchimie ne se faisait pas nous n’étions pas fait l’un pour l’autre !!! (parfois ça arrive ! ).

Bifirst la bien nommée

Puis on m’envoie une vidéo d’une jument très dans le sang et guerrière. J’aime bien son style. Il y a du travail à faire encore dessus, mais ça ne m’effraie pas. On passe voir la jument le soir même.  Un petit modèle compact d’1m60. A la première rencontre Guillaume me dit de loin  » oh on dirait un mini Tinka’s » (il avait déjà flashé à cet instant). Un oeil blanc nous regarde, elle était tout belle.  L’essai de cette princesse de presque 6 ans fut concluant. On n’allait pas tergiverser longtemps. La jument est totalement différente de Tinka’s mais je trouve ma place et je sens qu’elle va me faire avancer. Ce que j’aimais chez elle : elle attaque sa barre et y va franchement, mais en toute souplesse. Guillaume est sous le charme il valide le choix (car c’est sa jument avant tout !! ).

 


achat

La visite d’achat

5 jours plus tard,  le propriétaire nous amène la jument pour passer la visite vétérinaire chez nous.  On avait déjà une foule de clichés radios qui avaient a peine 1 an. On les a complété afin d’être sûrs de notre choix. La jument passe la visite haut la main.

On conclut donc l’affaire avec le propriétaire, qui découvre le boxe de la jument. La première réaction de celui-c- : « oh mince elle a une mangeoire ! «  Sur le coup je n’ai pas percuté, mais cette phrase ne cesse de raisonner dans ma tête depuis ce jour.

L’achat d’une jument « pas comme les autres »

Pourquoi ? Car a peine arrivée (et une fois le vendeur reparti) Bifirst s’est mise à tiquer à l’appui sur cette belle mangeoire flambant neuve. Et là les mots VICES REDHIBITOIRES envahissent mon esprit.  J’aurai pu la rendre à son propriétaire, car il avait certifié qu’elle ne tiquait pas (le vétérinaire en est témoin, et c’est inscrit sur le contrat de vente…).

Le début d’un long questionnement

J’ai tenté d’en savoir plus sur la jument en lui envoyant un message, lui demandant si il avait eu connaissance de cette manie, qu’en aucun cas je ne voulais la rendre , mais que je souhaitais son bien être et savoir ce qui avait été mis en place jusque là (un collier anti-tic par exemple). Sa réponse est sans appel :  » la jument n’a jamais tiqué elle a juste joué avec sa mangeoire au début puis elle a arrêté ». Oui la jument « joue avec sa mangeoire »… ouais en gros elle a toujours tiqué. Bref, il pourra dire qu’elle s’est mise à tiquer en arrivant chez moi, je n’ai pas cherché à faire le moindre recours…

Oui ma jument Tique à l’appui, mais NON je ne veux pas la rendre. Et ça, je ne pensais jamais le faire. Je suis capable de rendre un cheval parce qu’une radio ne passe pas la visite, mais pour un TIC je n’y arrive pas. La raison aurait voulu que la jument retourne à son point de départ. Mais je sentais qu’on pouvait faire un truc avec elle, je voulais essayer lui laisser sa chance. Elle le mérite, elle mérite qu’on se penche un peu sur elle, cette petite jument à qui on a demandé beaucoup de choses trop tôt.

A suivre…

Guillaume a donc trouvé son compère de balade, l’heureux élu n’est autre que Tinka’s !

J’arrête là cet article de présentation, d’autres suivront. Peut être même que Bifirst va avoir sa propre catégorie sur le blog tellement elle est devenue une source de questionnement et d’inspiration ! 

N’hésite pas à partager ton expérience en la matière, que cela soit la visite d’achat d’un cheval, l’expérience du TIC, ou autre ! Je suis curieuse de savoir comment vous autres gérez ces situations ! A lire prochainement dans cette thématique :

Bifirst et son TIC à l’appui : les conclusions de mes enquêtes

 

A propos Clémence

Clémence est la rédactrice d’Horsyklop. Cavalière depuis sa plus tendre enfance, elle enchaîne les maladresses équestres (dont la plus risquée fut une coupure à la tondeuse ! ). Elle vous confie ici certaines de ses aventures; mais aussi des tests de différents produits. Elle prône pour le 100% Naturel, et adore le MADE IN FRANCE (oui nous avons un beau pays ! )

Un Commentaire

  1. Retour PingMa jument a un TIC oui et alors ??? - Horsyklop

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